Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
LA VOIX DE LA SENTINELLE " Marc13/35"; ESAI 52/8

REVEIL PROMIS

23 Mai 2012, 11:39am

Publié par Missionnaire Arsene Henoc

DANS L’HISTOIRE

 

Dans l’Histoire de l’Eglise, il y a eu plusieurs réveils suscités et conduits par des hommes envoyés de Dieu. Depuis la réforme au 16ème siècle, on a dénombré six grandes vagues de réveil dans l’Eglise. Je voudrais évoquer brièvement ces différents réveils qui ont eu respectivement lieu en 1727, 1792, 1830, 1857, 1882, 1904. A toutes ces dates sont associés des noms et des lieux.

LE PREMIER GRAND REVEIL (1727)

Ce réveil tiendrait ses origines de la communauté Morave appelée «Herrnut», qui veut dire «la veille du Seigneur». Ce mouvement fut conduit par le Comte de Zinzendorf, un allemand, qui avait initié dans sa communauté, une réunion de prière 24 heures sur 24, pendant cent ans. Ce réveil qui démarra en Allemagne toucha l’Angleterre et l’Amérique, par le biais des missionnaires moraves. De grands noms tels que Georges Whitefield et Jonh Wesley émergèrent de ce réveil, et remuèrent respectivement, plus profondément l’Amérique et l’Angleterre par leurs prédications.

 

LE DEUXIEME GRAND REVEIL (1792)

 

Ce réveil commença par un mouvement de prière en 1784, lorsque John Erskine d’Edinburgh republia le fervent plaidoyer de Jonathan Edward pour la prière de réveil. Cet ouvrage suscita l’émotion et la prière dans la vie des églises en Angleterre et en Amérique. Le réveil éclata dans les villes de Yorkshire aux Etats-Unis et se répandit dans quelques endroits du pays. En Europe, la même flamme se répandit en Ecosse et en Irlande.

Aux alentours de 1800, la Scandinavie fut touchée, ainsi que la Suisse et l’Allemagne. Les conséquences de ce réveil furent la création de grandes sociétés bibliques Missionnaires. Entre autres: la Société Missionnaire Baptiste, la Société Missionnaire de Londres, la Société des Traités Religieux, la Société Biblique Etrangère, la Société Biblique Britannique, etc. Ce réveil a aussi provoqué des réformes sociales dans certains pays visités et a contribué à l’abolition de certains marchés d’esclaves.

LE TROISIEME GRAND REVEIL (1830)

Le réveil de 1830 commença avec deux grands noms tels que Charles Finney et Asahel Nettleton en Amérique et se répandit en Angleterre, avec les ministères de J.N. Darby et de Georges Müller, lesquels entreprirent une grande œuvre missionnaire.

Dans la même période, il y eut des réveils locaux dans divers endroits du monde, notamment en Scandinavie, en Europe Central, en Afrique du Sud, dans les îles pacifiques, etc.

LE QUATRIEME ET LE CINQUIEME GRAND REVEIL (1857)

Le réveil de 1857 commença timidement au Canada. Dans la même période, un homme d’affaire du nom de Jeremiah Lanphier, entama une réunion de prière chaque mercredi midi dans une église de New York. La réunion hebdomadaire se transforma en réunion journalière quelques mois après et en l’espace de six mois, 10000 hommes d’affaires se réunirent dans des réunions similaires dans toute l’Amérique. Ils confessèrent leurs péchés et priaient pour un réveil. Ce qui arriva. A partir de 1858, des milliers de personnes étaient ajoutées à l’Eglise chaque semaine dans les réunions.

Des entreprises d’évangélisation, de mission et de philanthropie vont émerger de ce réveil, entre autres l’Armée du Salut, créée par William et Catherine Booth — la Mission pour la Chine Intérieure de Hudson Taylor. Des noms tels que D.L. Moody, Charles Spurgeon vont émerger de ce réveil et connaître de grands succès en Angleterre et en Amérique. Mais le Ministère de Moody va dominer cette période de réveil qui dura presque un demi-siècle.

LE SIXIEME GRAND REVEIL

Le 20ème siècle a commencé avec l’influence des réveils passés du 19ème siècle. L’Eglise était déjà engagée dans la course effrénée de la sainteté et de l’Esprit Saint. La lecture des livres et brochures liés à la sainteté et à la puissance de Dieu des ministères de Réveil tels que Wesley, Moody et Caughey exacerbaient la recherche de Dieu et du réveil dans la vie des chrétiens.

C’est pour cette raison que le 20ème siècle a commencé avec une vague de réveils locaux, notamment en Angleterre, en Australie et en Afrique du Sud. En 1900, le réveil éclata parmi des soldats Boers sud-africains qui avaient été capturés par les anglais et transportés dans les colonies anglaises. Ces soldats retournèrent en Afrique du Sud avec le réveil en 1902.

En 1904, le réveil éclata au Pays de Galles. Le héros de ce réveil fut un certain Evan Roberts, un jeune mineur qui pria pendant 11 ans pour un réveil. Ce réveil se produisit en 1904. Au sujet d’Evan Roberts, Denis Ganin écrit: «Les grains du réveil sont toujours nourris dans les cœurs humbles. Et il en fut ainsi avec le grand réveil du pays de Galles en 1904. Ce fut dans le cœur d’un jeune mineur nommé Evan Roberts que Dieu planta la vision brûlante d’un réveil spirituel».

Le puissant réveil du pays de Galles se répandit aux Etats-Unis et servit de précurseur au grand réveil du 20ème siècle qui eut lieu à Azuza Street à Los Angeles.

Il y a un siècle à Los Angeles à Azuza Street (1906)

Le réveil de la rue Azuza a commencé dans une petite communauté de frères qui avaient les mêmes aspirations. Ils priaient pour le réveil. Deux noms sont cités en avant dans cette œuvre: William Seymour et Frank Bartlemen. Bartlemen était un homme de prière, qui portait dans son cœur la vision du réveil. Il aspirait à un réveil en Amérique et priait constamment pour cela, jusqu’à ce qu’il soit particulièrement visité par le Seigneur Jésus dans ses moments de prière. Les prières de Bartlemen et de Seymour portèrent leurs fruits. Le dimanche matin du 15 avril 1906, une sœur de couleur de la communauté du pasteur Seymour parla en langues quelque part dans une église. Les membres de la communauté furent aussitôt alertés quant à la présence de Dieu qui commençait à se manifester.

Quelques mois plus tard, la Puissance de Dieu descendit dans la petite Assemblée de la rue Azuza et prit le contrôle des réunions de prière. Ce réveil va se répandre sur toute la terre et susciter de grands évangélistes aux Etats-Unis. C’est de ce réveil que naquit le mouvement pentecôtiste. Cent ans après, l’Eglise est en droit d’attendre encore un autre réveil — le dernier, qui va l’introduire dans la gloire de Dieu. Mais combien de temps avons-nous prié pour le réveil que nous attendons?

Il est temps que l’Eglise prenne conscience de son état spirituel pour entrer dans la repentance avec le Seigneur Jésus, car sans la repentance et la prière, il n’y a pas de réveil.

MISE AU POINT

Eu égard à ce qui précède, on distingue deux types de réveil dans les Ecritures: le réveil des esprits et le baptême de feu.

Le réveil des esprits est un passage de l’état de sommeil à l’état de veille. Ce réveil est relaté dans le livre d’Esdras.

“La première année de Cyrus, roi de Perse, afin que s’accomplît la parole de l’Eternel prononcée par la bouche de Jérémie, l’Eternel réveilla l’esprit de Cyrus, roi de Perse, qui fit faire de vive voix et par écrit cette publication dans tout son royaume: Ainsi parle Cyrus, roi des Perses: L’Eternel, le Dieu des cieux, m’a donné tous les royaumes de la terre, et il m’a commandé de lui bâtir une maison à Jérusalem en Juda. Qui d’entre vous est de son peuple? Que son Dieu soit avec lui, et qu’il monte à Jérusalem en Juda et bâtisse la maison de l’Eternel, le Dieu d’Israël! C’est le Dieu qui est à Jérusalem. Dans tout lieu où séjournent des restes du peuple de l’Eternel, les gens du lieu leur donneront de l’argent, de l’or, des effets, et du bétail, avec des offrandes volontaires pour la maison de Dieu qui est à Jérusalem. Les chefs de famille de Juda et de Benjamin, les sacrificateurs et les Lévites, tous ceux dont Dieu réveilla l’esprit, se levèrent pour aller bâtir la maison de l’Eternel à Jérusalem” (Esd. 1.1-5).

Le réveil des esprits a déjà eu lieu dans notre temps avec le ministère du prophète William Branham, qui a apporté un Message demandant aux chrétiens de sortir des religions pour entrer réellement en Christ. J’ai déjà développé ce sujet dans les Trois Grandes Visions du Message du Temps de la Fin.

Le baptême de feu est le déversement de la Puissance de Dieu dans l’Eglise. C’est ce réveil que les vierges attendent à minuit. L’état spirituel de l’Eglise est tel qu’Elle a maintenant besoin d’une puissante action de l’Esprit comme nous en connaissons dans les Saintes Ecritures. Nous trouvons des passages reliés à cela, avec l’exemple d’Elie au Mont Carmel et le déversement de la Puissance de Dieu à la Pentecôte.

“Au moment de la présentation de l’offrande, Elie, le prophète, s’avança et dit: Eternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël! que l’on sache aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai fait toutes ces choses par ta parole! Réponds-moi, Eternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est toi, Eternel, qui es Dieu, et que c’est toi qui ramènes leur cœur! Et le feu de l’Eternel tomba, et il consuma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre, et il absorba l’eau qui était dans le fossé” (1 Rois 18.36-38). C’est ainsi. L’adoration des élus dans le Corps de Christ doit être agréée par le Seigneur, comme ce fut le cas d’Abraham en Genèse 15-17.

“Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux.

 

Et ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer” (Actes 2.1-4). Le Seigneur Jésus avant Sa crucifixion renouvela la promesse du baptême du Saint-Esprit en ces termes: “Je suis venu jeter un feu sur la terre, et qu’ai-je à désirer, s’il est déjà allumé? Il est un baptême dont je dois être baptisé, et combien je suis pressé qu’il soit accompli!” (Luc 12.49-50).

Tony Cauchi, auteur d’un article sur les grands réveils parus dans l’Histoire donne la définition suivante du réveil: «Un réveil est le moment où Dieu Se révèle dans une sainteté terrifiante et une puissance irrésistible. Il s’agit du moment où il visite le monde des hommes en leur communiquant une vision toute fraîche de Sa gloire et de Sa grâce et où simultanément Il leur révèle leur péché, leur faiblesse, et leur besoin désespéré de la miséricorde de Dieu. En temps de réveil, le peuple de Dieu est restauré de son état rétrograde, de son indifférence et de son inactivité. Le peuple de Dieu redevient préoccupé par les choses de Dieu. Il devient intensément fervent dans la prière, se rend à la Maison de Dieu plus fréquemment à la recherche de communion et pour adorer. Il grandit dans la faim pour la Parole prêchée qui illumine et pénètre puissamment les cœurs de ceux qui l’écoutent, apportant la conviction de péché et demandant une réponse de leur part. Les croyants croissent dans la passion des âmes et deviennent profondément soucieux du combat spirituel à mener pour les perdus».

En conclusion, il faut retenir qu’il existe deux types de réveil dans la Bible et dans l’Histoire: le réveil des esprits et le baptême de feu. Le réveil des esprits a déjà eu lieu dans notre génération avec le ministère de William Branham qui a lancé un puissant appel à sortir de Babylone au temps du soir. Tous ceux qui rencontrent le Message du temps de la fin sont spirituellement réveillés et prennent conscience de la grande séduction de Babylone dans notre génération. Mais à la fin, le Corps du Christ doit être baptisé de la Puissance du Saint-Esprit. C’est ce réveil de feu qui est attendu à partir de minuit et non le Message du temps de la fin. Remarquez qu’à minuit, il ne s’agit plus d’un appel à sortir de Babylone, mais plutôt d’un appel à aller à la rencontre de l’Epoux. Comme il est écrit: “Voici l’Epoux, allez à sa rencontre”. Si au commencement nous avons tous cru de cette manière, la révélation évoluant, nous devrons maintenant comprendre que le temps du soir est derrière nous et que l’heure de minuit est là; comme le frère Frank l’exprimait déjà au commencement de sa lettre circulaire n° 57 (printemps 2005).

Celui qui lit dans Zacharie 2 verra la promesse qui est faite au sujet de la reconstruction de la muraille de Jérusalem: “Il lui dit: Cours, parle à ce jeune homme, et dis: Jérusalem sera une ville ouverte, à cause de la multitude d’hommes et de bêtes qui seront au milieu d’elle; je serai pour elle, dit l’Eternel, une muraille de feu tout autour, et je serai sa gloire au milieu d’elle” (Zach. 2.4-5).

La reconstruction de la muraille de Jérusalem qui est le dernier ouvrage à être maintenant réalisé par l’Eglise se fera dans le baptême de feu du Corps de Christ. C’est cela la vision exacte qu’il faut avoir du réveil qui est maintenant attendu par l’Eglise. Il ne s’agit pas de polémiquer mais de se mettre au travail.

 

En attendant ce réveil, je voudrais attirer l’attention de tous, sur l’état actuel de l’Eglise, malgré la grande lumière que nous avons tous reçue.